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généalogie, histoire locale

 Angresan vient de publier un article sur le carrefour de Mazagran, près de Vrizy.

Vous pouvez voir la photo de ce carrefour ICI link

 

Je vous remets ici le texte d'un article publié sur ce blog en 2007, suite à l'exposition sur le capitaine Lelièvre et la bataille de Mazagran :

 

Quand vous prenez votre café, peut-être le buvez-vous dans des "mazagrans" ? Savez-vous que ce nom vient d'une bataille qui eut lieu en Algérie en 1840 ? Les soldats assiégés résistaient à coups de rasades de café fortement arrosé d'eau de vie. On dit que, de retour dans le Berry, ils continuèrent à boire leur café dans des récipients fabriqués à Bourges et appelés "topettes". C'est du moins ce que j'ai lu sur différents sites. Mais je pense que c'est une légende. J'ai consulté aux Archives militaires du château de Vincennes, les fiches des soldats (pas toutes les fiches, seulement 80 mais aucun de ces soldats n'était berrichon !)

 

Hilaire Etienne Lelièvre est né en 1800 à Malesherbes (emplacement de l’Hôtel du lion d’Or, dans la rue de la République appelée à l'époque Rue Neuve). Ses parents étaient Etienne Lelièvre et Eleonor Dupeu.

Capitaine de la 10è compagnie du 1er bataillon d’Afrique, avec le lieutenant Magnien, le sous-lieutenant Durand et 123 soldats (des « Zéphirs ») qu’on appellera les "lapins du capitaine Lelièvre", il défendit le fort de Mazagran , près de Mostaganem (Algérie) les 3, 4, 5 et 6 février 1840 contre les attaques de 12000 Arabes commandés par Mustapha Ben Thami, lieutenant d’Abd-El-Kader
Quand le colonel Dubarail arriva à leur secours avec la garnison de Mostaganem, il leur demanda ce qu’ils voulaient et ils répondirent "Du biscuit, des cartouches et l’ennemi"
Après la bataille, Lelièvre fut nommé chef de bataillon

 
Mazagran est la victoire emblématique de la conquête de l’Algérie et eut un retentissement national (de nombreuses villes possèdent une place ou une rue Mazagran), des récits, des poèmes, des chansons, tous dithyrambiques, furent écrits. Dans "L'enfant" Jules Vallès raconte qu'avec ses camarades, il jouait à "Mazagran". Dans "La débâcle" , un vieux soldat se souvient de Mazagran.


De retour à Malesherbes, il fut nommé commandant de la garde nationale de Malesherbes
Il mourut à Malesherbes en 1851
Les soldats du capitaine étaient des "têtes brûlées", qui s'étaient retrouvés dans les "Bat' d'af" après une peine de prison (à la suite de bagarres, injures à supérieur...). 

 

 

Trois monuments commémoratifs furent élevés à Malesherbes (ils ont été tous démolis) :
Une colonne érigée en 1843 (souscription nationale) sur la place du Martroi et démolie en 1878 car elle tombait en ruine et gênait la circulation
Un monument sur la place Mazagran : boulets et canons, érigé en 1880 et remplacé au même endroit en 1898 par une statue en bronze.

Le dernier des « lapins », Fleuret assista à l’ inauguration de cette statue. Il mourut en 1900 à Commentry (Allier) et son corps fut enterré à Malesherbes aux côtés du Capitaine Lelièvre.
Cette statue fut déposée pour être fondue en 1942.

En Algérie, sur les lieux mêmes de la bataille, une colonne érigée en 1853 existe encore ainsi qu'une église portant une plaque commémorative.

La cérémonie de transfert du corps au cimetière de Malesherbes en 1913 fut grandiose (illuminations, bals, concert, discours, présence du ministre Georges Cochery) et fut l’occasion de la création d’une société de Préparation Militaire (période revancharde où les enfants des écoles apprenaient à manier le fusil de bois)

Le drapeau de Mazagran est conservé salle Bugeaud au Musée des Armées (Hôtel des Invalides), la salle était fermée jusqu'à présent mais je crois

La batterie fanfare créée en 1909 porte le nom de Mazagran et réveille les habitants en fanfare tous les ans le premier dimanche de février

Des médailles « en souvenir de la défense de Mazagran » furent frappées et distribuées aux soldats
Les épées d’honneur sont conservées à la Mairie à l’entrée de la salle des mariages

 

Mes sources :
Archives Municipales (registres de délibérations du Conseil Municipal, courrier, articles de presse) déposées aux Archives départementales
Bibliothèque Nationale de France (poèmes, chansons, récits), j'ai recopié les textes car les photographies ne sont pas autorisées à la Bibliothèque
Service Historique de la Défense (Vincennes) : parcours militaire des soldats. Dans ce service vous pouvez consulter le parcours militaire de vos ancêtres soldats...
Musée des Armées aux Invalides
Livre de Pierre Dufour « Les bat’d’Af ‘ »

 

voici une page du Petit journal que j'ai acheté en 2007 :

 

  

  la colonne Mazagran se trouvait sur la place du Martroi. La même se trouve en Algérie, à Mazagran

Colonne Mazagran

 

 

et la statue du capitaine à Malesherbes se trouvait sur la place des Écoles, rebaptisée Place Mazagran).

 

 





 

 

Par bluesylili
Jeudi 15 avril 2010 4 15 /04 /Avr /2010 22:45
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Communauté : Mes aïeux - Publié dans : généalogie, histoire locale - Ecrire un commentaire
Martine  link nous demande de ressortir nos peluches d'enfance. Je n'en avais pas maisj'avais un baigneur.
je ressors donc l'article écrit il y a 3 ans.
C'est une voisine de mes parents qui m'avait offert ce baigneur quand j'avais 2 ans. Je ne sais plus comment il s'appelait, Michel je crois. C'est un baigneur en celluloïd SNF de 50 cm, la taille d'une bébé ! Quand j'avais 8 ans, je lui cousais des vêtements. Il a des yeux riboulants avec des cils. 
Je l'ai retrouvé il y a deux ans au fond d'un placard. Il avait le crâne fendu (lequel de mes frères a fait ça ? ). J'ai essayé de le recoller. En vain et cela n'a fait qu'augmenter le mal car il y a des traces de colle. Je l'ai donc donné à réparer dans une clinique de poupées (il m'a fallu 6 mois pour le récupérer). J'ai fait faire aussi une barboteuse mais elle est beaucoup moins jolie que celle qu'il avait et que mémé Dédée, (la couturière qui cousait nos vêtements et qui m'a appris à coudre) lui avait confectionnée en tissu vert d'eau satiné. 
Le baigneur est tombé à nouveau quand Marie a joué avec, il a un gros trou à la joue. Tant pis, maintenant il reste sur le dessus de la bibliothèque, bien tranquille.
Je n'ai jamais eu de poupée.
Maman en avait une qu'une dame lui avait offerte en 1920. Mais son grand frère lui avait dit "mets la sur mon cheval" et la poupée en porcelaine s'est cassée et est tombée. Maman a beaucoup pleuré et sa mère n'avait pas d'argent pour la lui remplacer. baigneur.JPG En 1950, mon frère avait eu deux peluches : un chien et un ours et moi, une lessiveuse ! J'allais d'ailleurs laver le linge au lavoir  avec ma mère et à 3 ans, je suis tombée dans la rivière
1950 1 janvier

Par bluesy
Samedi 20 mars 2010 6 20 /03 /Mars /2010 20:58
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Publié dans : généalogie, histoire locale - Ecrire un commentaire
Communiqué de l'association COnciliafils qui organise sa 2 ème journée de puces de couturières :
le 30 mai 2010 à la salle polyvalente de Buthiers (77), près de Milly-la-Forêt et Malesherbes.
Vente réservée aux particuliers. On peut vendre ou acheter des tissus, des fils, laines, cotons, boutons, patrons, revues, machines à coudre, livres, petits matériels...
Buvette et gâteaux
Si vous êtes intéressé(e) par ces puces, laissez-moi un com et je vous communiquerai l'e-mail de l'organisatrice
Participation : 4 euros pour une table de 1,20 m
Si vous venez, je serai ravie de vous rencontrer et pourquoi pas, vous faire visiter la région.
Voici un aperçu de la forêt toute proche, au lieu dit "la roche aux amis" surmontée de ce magnifique chocheton. Le clocheton est tout récent, construit en 2001 mais c'est la réplique exacte du clocheton qui se trouvait au même endroit entre 1893 et 1970 (le clocheton a été brûlé en 1970). J'ai bien connu l'ancien clocheton. Guy et moi y emmenions les louveteaux tous les mercredis pour des jeux de piste.Ce clocheton ressemble à celui qui surmonte la chapelle du château de Fontainebleau.
M. de Malesherbes avait fait aménager un rendez-vous de chasse sous ce rocher pour y recevoir ses amis et partager avec eux des repas champêtres : c'est "la roche aux amis"...
Et le clocheton ? on le voit d'abord sur le toit du grenier à sel (à l'emplacement de l'actuelle marie)  vers 1890. Lors de la construction de la mairie, le clocheton est demonté et installé au-dessus de la Roche aux amis. Une inscription y est gravée "tu abritas nos jeunes années, protège nos vieux jours" La tradition des repas champêtres renaît avec aussi des concerts...
Nous passons devant le chocheton deux fois par semaine pour notre balade au milieu des rochers...
P1000050
P1000053
Par bluesy
Samedi 13 mars 2010 6 13 /03 /Mars /2010 13:09
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Communauté : Voyage...destination...Evasion - Publié dans : généalogie, histoire locale - Ecrire un commentaire

Un petit texte pour le bulletin d'histoire locale... j'espère qu'il est assez clair....

Les registres paroissiaux

 

Dans ces registres, sont consignés les actes de baptêmes (n’y figurent que les enfants baptisés ou ondoyés par la sage-femme, ce qui était le cas de la majorité des enfants), les actes de mariages, les actes de sépultures (à condition que le défunt soit inhumé à l’église, ce qui exclut les personnes auxquelles on refusait les sacrements, et les condamnés). C’était le curé qui rédigeait ces actes, parfois le curé d’une commune voisine. On trouve des actes d’une paroisse dans une paroisse voisine, le curé pouvant exercer son ministère dans plusieurs paroisses..

 

En 1539, François I, par l’édit de Villers-Cotterêts, exige que les actes de baptêmes soient rédigés en langue française (mais certains curés continuent à rédiger en latin), permettant également de recenser les personnes majeures, dans un but purement fiscal. Henri III, par l’ordonnance de Blois en 1579, étend cette mesure aux mariages et aux sépultures. Louis XIV, exige la tenue des registres en double exemplaire (ordonnance de Saint-Germain-en-Laye en 1667) : l’original reste dans la paroisse, le double est déposé au greffe du tribunal. Le contenu des deux séries est censé être identique mais ce n’est pas toujours le cas. Le registre original est souvent plus précis. Le registre original est conservé dans les communes de plus de 2000 habitants (mais cela dépend des départements, les communes d’Eure-et-Loir, même petites ont conservé jusqu’à présent les originaux). Les doubles du greffe sont toujours conservés aux Archives départementales.

Les noms des parrain, marraine et père sont mentionnés dans les actes de baptêmes. Les actes de sépultures se font plus précis : y sont souvent mentionnés l’âge du défunt, le nom des parents si le défunt est célibataire (à moins qu’il ne dépende plus des parents (veuf, célibataire âgé, il est dénommé « garçon, homme, fille ou femme de soy ». Quand une femme décède, il est souvent indiqué le nom de son mari, ce qui est plus rarement le cas quand il s’agit d’un homme. Dans les actes de mariages, figurent le nom des parents des mariés, sauf quand il s’agit de veufs, le nom des témoins avec la filiation, l’âge des mariés, parfois le lieu de naissance. Tout cela est très variable et dépend du curé qui rédige.

 

Parfois, le curé racontait ce qui se passait dans la paroisse ou en France (intempéries, famines, victoires des rois...)

 

Les registres paroissiaux, dans la Communauté de Communes du Malesherbois

Commune de plus de 2000 habitants, La ville a pu conserver ses registres paroissiaux, ce qui n’est pas le cas dans les autres villages de la CCM qui ont dû déposer les registres anciens aux Archives départementales (on peut les consulter sous forme d’actes microfilmés)

Avant 1813, Trézan et Rouville étaient des paroisses distinctes de celle de Malesherbes. Les registres de ces trois paroisses se trouvent en mairie.

Le plus ancien registre de Malesherbes date de 1551 (baptêmes), ceux de Trézan remontent à 1595 (baptême) et ceux de Rouville à 1621. Pour trouver un acte, il faut parfois chercher dans tout le registre, voire dans ceux des autres paroisses car les années sont parfois mélangées et il existe des actes de Trézan dans les registres de Malesherbes.

Malesherbes appartenait au diocèse de Sens.

Les registres comportent des renseignements intéressants, construction du cimetière, procès entre les religieuses de Montmartre et les habitants de Trézan à propos des marais, aménagement de l’église…

 

Les registres d’état civil

Le 20 septembre 1792, par décret de l’Assemblée nationale, les registres des baptêmes, mariages et sépultures sont remplacés par les registres des naissances, mariages, divorces et décès et sont tenus par l’officier d’état-civil. Mais à Trézan, le curé Mireux prend le titre de « curé et officier public » et continue à enregistrer les actes jusqu’en avril 1793. Il n’utilise pas les dates du calendrier républicain et continue à baptiser.

Alors que les baptêmes, mariages et décès étaient réunis dans un même registre, on trouve les actes de naissances, mariages et décès dans des registres séparés.

Le clergé continue à tenir des registres de catholicité, mais le Concordat de 1801 précise que ces registres ne peuvent suppléer les registres ordonnés par la loi pour constater l’état civil des Français. Ces registres se trouvent à l’évêché.

 

Les tables décennales.

Pour rechercher un acte, il faut d’abord consulter les tables décennales qui existent dans la quasi-totalité des communes. Les actes y sont classés par dizaines d’années (à partir de 1800) et par ordre alphabétique des personnes. Il existe cependant des erreurs de noms, de dates. A noter que certaines communes (Eure-et-Loir par exemple) possèdent des tables alphabétiques beaucoup plus anciennes, certaines débutent à 1610.

 

Les recensements de population :

On peut y trouver les listes nominatives des habitants, dates et lieux de naissance, adresse…

 

Les calendriers

Le calendrier julien était en usage jusqu’en 1592 (mais certains curés ont continué à l’utiliser après cette date), il fut remplacé par le calendrier grégorien. Henri II fit suivre le 9 décembre 1582 du 20 décembre 1582.

Dans des registres plus récents, on trouve des survivances de ce calendrier julien : l’année commençant au 1 er mars, septembre était le 7 ème mois ( nommé « 7bre » dans certains actes, « 8bre » est octobre, « 9 bree » novembre et 10 bre » décembre.

Le calendrier républicain fut utilisé entre 1792 et 1805 (an I à an XVIII) et démarre le 20 septembre 1792. (tables de concordance à consulter sur le net).

 

La loi du 15 juillet 2008

Les actes de moins de 75 ans ne sont pas communicables au public, sauf dérogation ou parenté (avant 2008, il s’agissait des actes de moins de 100 ans). Les actes de décès de moins de 75 ans sont communicables à tous sous forme de copie (on ne peut consulter soi-même les registres).

 

Par bluesy
Samedi 6 février 2010 6 06 /02 /Fév /2010 23:26
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Communauté : Mes aïeux - Publié dans : généalogie, histoire locale - Ecrire un commentaire
Mon ancêtre Jacques Mauger, vigneron, vivait à Villiers-le-Morhier, au 17 ème siècle.
Il a eu au moins 9 enafants, il savait signer et deux de ses fils aussi.
A cette époque, ce village (situé dans la vallée de l'Eure) comptait de nombreux vignerons (ils fabriqauient sans doute de la "piquette")
Il s'est marié au moins deux fois :  sa première femme dont je ne connais pas le nom, est morte avant 1652 puisqu'il s'est remarié avec Jeanne Hébert en 1652. Il en eut au moins 8 enfants. Elle est morte en 1682, à l'âge de 50 ans.
De sa première femme, il eut un fils, Toussaint, qui se maria 3 fois, la première fois en 1671, et sur l'acte, la mère n'est pas nommée mais indiquée comme décédée. A son mariage assiste son oncle, Pierre Maurin, de Chaudon. Maurin est peut-être le nom de mère de Toussaint.
J'ai consulté de nombreuses fois les registres de Villiers et je n'avais pas trouvé le décès de Jacques Mauger. Et, cette semaine, en relevant les actes les uns après les autres, (je lis et Guy note les renseignements dans l'ordinateur), j'ai trouvé l'acte de décès de Jacques Mauger, très bien écrit, par rapport aux autres actes gribouillés par le curé Erard. Comment ai-je pu laisser passer cet acte ?

Même si vous ne faites pas de généalogie, vous serez peut-être intéressé par ce site que je consulte souvent et qui vous permet de trouver le nombre de personnes nées entre 1890 et 1990 portant tel ou tel patronyme.
Sans intérêt si, comme moi, vous vous appelez NOËL mais peut-être portez vous un patronyme assez rare , comme ma mère Godemert ou comme ma grand-mère Duteilleul
http://www.geopatronyme.com/cgi-bin/carte/nomcarte.cgi?nom=godemert
l'acte était "caché" ici ! Le voici, ci-dessous
Par bluesy
Mardi 24 mars 2009 2 24 /03 /Mars /2009 20:28
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Communauté : Mes aïeux - Publié dans : généalogie, histoire locale - Ecrire un commentaire

Mon article va paraître bien puéril à ceux qui font de la généalogie mais il étonnera peu-être ceux qui n'ont jamais mis le nez dans les registres anciens.
Il y a 5 ou 6 ans, nous avions commencé à relever tous les baptêmes et toutes les sépultures de Villiers-le-Morhier, (de 1668 à 1902) mon village natal . En fait, c'est Guy qui a fait la plus grande partie du travail et il a un an ou deux, il s'est arrêté en 1715 car le curé Evrard, le curé de l'époque, écrivait n'importe comment. Voyez plutôt cette page de 1710 ! Encre pâlie, écriture serrée ! Heureusement, il existe le double qui était envoyé au greffe du tribunal et qui était recopié par un clerc, souvent plus appliqué ! Et comme les doubles du greffe sont en ligne, il est facile sur son PC de passer de la page du registre original au double du greffe pour comparer.

Nous nous sommes donc remis au travail, à raison d'une heure et demie par jour chacun pour terminer ces relevés des baptêmes (les enfants non baptisés ne sont pas mentionnés mais comme on baptisait tout de suite après la naissance, toutes les naissances y sont sans doute. Et il y en avait beaucoup ! naissances souvent suivies d'inhumations car la mortalité infantile était importante ! Seuls étaient indiqués les enterrements à l'église, ce qui fait que les décès de ceux qui étaient pendus, brûlés vifs... ne sont pas répertoriés.
Voici une autre page, de 1668, celle-là, beaucoup plus nette mais à l'écriture déroutante quand on n'est pas habitué

et aussi cette page très intéressante car elle raconte la naissance de Jean Bouchet, fils naturel de Estiennette Bouchet.Le curé indique qu'elle gardait les vaches et que le jour de la Saint Jean 1669, elle alla  dans le Bois Chaud pour couper du bois et faire un balai, elle aurait fait rencontre (notez le conditionnel, on ne la croit pas vraiment, c'est elle la fautive !) "d'un cavalier venant de Maintenon par lequel ayant été prise par force, elle aurait été enceinte de son fait, lequel cavalier elle a dit ne connaître"
Au baptême, la mère est absente, les pères sont souvent absents aussi lors des baptêmes, seuls sont préssents le parrain et la marraine.
 J'ai lu aussi que le 29 avril 1670, Jeanne Mesnil dont le père était meunier à Bourray, a été baptisée à Pierres (à 4 km de là) à cause des grandes eaux qui environnaient le moulin et couvraient les communes et les prairies. Ceux qui connaissent la région savent que ces prairies sont encore souvent inondées.

Une fois que ces actes sont recopiés dans un cahier, Guy les saisit dans un logiciel spécial, et nous les donnons à la SGEL, groupe de généalogie dont nous sommes adhérents. ils seront imprimés, classés par ordre alphabétique et par années et seront à la disposition des adhérents de la SGELs. Il leur suffira de consulter ces tables pour savoir si la naissance ou le décès qu'ils recherchent se trouve à Villiers (les mariages ont été relevés par une autre personne), à condition évidemment que nous ayons lu correctement les noms, les dates et que nous n'ayons pas oublié un acte !

Si vous aussi, vous voulez établir votre généalogie, n'hésitez pas ! avec un peu d'entraînement, on s'habitue vite à l'écriture.

Par bluesy
Vendredi 3 octobre 2008 5 03 /10 /Oct /2008 22:51
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Communauté : Mes aïeux - Publié dans : généalogie, histoire locale - Ecrire un commentaire
Dimanche prochain, à Manchecourt, ce sera la fête des moissons (battage à l'ancienne, labour, fauchage....)
Si vous allez de Pithiviers à Malesherbes, au bord de la route, à Manchecourt, vous voyez ce monument. Un peu plus loin, à Orveau, se trouve le même monument.
Voici leur histoire :

  Au début du XVIII ème siècle, Picard, La Hire et les Cassini mesurèrent le méridien origine de Paris de Dunkerque au Mont Canigou. En 1739 et 1740, Cassini de Thury et Lacaille effectuèrent une seconde mesure de la Méridienne. En même temps, fut réalisée une carte générale du Royaume (connue sous le nom de carte de Cassini – échelle 1 /86400 ème. Elle fut commencée par Cassini de Thury et continuée par son fils Jacque-Dominique Cassini.

  En 1740, Cassini décida de baliser la ligne méridienne par 96 obélisques. On ignore combien d’obélisques furent construits mais il n’en reste que trois connus aujourd’hui : à Montmartre (à côté du Moulin de la Galette), à Manchecourt et sur la commune d’Orveau-Bellesauve. Certains monuments sont des mires mais ne font partie des 96 monuments.

  L’obélisque d’Orveau a 7 mètres de haut. Il porte l’inscription « Méridienne de l’Observatoire – Echelle 541 toises 2 pieds MDCCXLVIII (1748) ». La plaque de l’obélisque d’Orveau a été pulvérisée par la foudre tombée sur le monument dans les années 1960-70.

  L’obélisque de Manchecourt est situé à 4650 mètres de celui d’Orveau. Il mesure 7 mètres de haut et a été érigé en 1748. l’histoire de ce monument est singulière. En l’an II, il fut démoli et ses pierres furent utilisées pour rempierrer la route car il était considéré comme une survivance de l’Ancien Régime. Suite aux plaintes des sociétés d’astronomie, les habitants de Manchecourt durent le reconstruire l’année suivante (coût de l’opération : 3011 livres et 15 sols). Le monument était donc au milieu de la chaussée mais il fut déplacé en 1931 sur proposition de Monsieur Chevrier, député et maire de Malesherbes car il était gênant pour les automobilistes Une bouteille est scellée à l’intérieur avec un document écrit par Ger (maçon cafetier) portant les noms des ouvriers ayant travaillé à son déplacement. Un repère témoin fut laissé dans le sol, à l’emplacement d’origine. Sur le médaillon ovale (face Sud), on peut lire actuellement « Méridienne de l’Observatoire de Paris établie par Cassini en 1748 » (l’inscription d’origine « Méridienne de l’Observatoire de Paris DCE 33 764 toises 3 pieds érigé par Cassini en 1748 » n’a pas été reprise). Les faces regardent les points cardinaux.

Ces trois obélisques, Paris, Manchecourt et Orveau étaient à l’origine surmontés d’une fleur de lis, remplacée après la Révolution de 1789 par un fer de pique.

Les obélisques d'Orveau et Manchecourt ont été classés Monuments historiques par arrêtés ministériels en 1916.

  En 2000, dans le cadre de la Méridienne Verte, à Orveau-Bellesauve, une double rangée d’arbres fut plantée sur le tracé de la Méridienne par les élèves des écoles de Coudray et Malesherbes encadrés par les lycéens du lycée agricole de Beaune-la-Rolande. Les lycéens et les élèves des classes élémentaires assistèrent à un spectacle haut en couleurs sur le thème de la nature, de l’eau, de la terre et du feu. Les écoliers effectuèrent un lâcher de ballons emportant des messages de solidarité et chantèrent avec Pierre Champion « Planter des arbres ».

La Méridienne verte ne s’appuie pas sur celle de Cassini mais sur celle de Delambre et Méchain qui en diffère un peu. Ceux-ci l’ont parcourue de Dunkerque aux Pyrénées pour la détermination du mètre (1/10 000 000 du quart du méridien terrestre)

Par bluesy
Samedi 16 août 2008 6 16 /08 /Août /2008 19:55
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