c'était moi, il y a quelques années ... dans une autre vie...
et maintenant je jardine (un peu)...
Les premiers mayas construisirent des monuments de style Chenes et Puuc entre 500 et 625. En 900, une nouvelle tribu, les Itzas, apparut, introduisant un nouveau style dont les motifs prédominants étaient les représentations du dieu Kukulcan (l'équivalent de Quetzalcoatl). Il y a donc un ensemble d'éléments mayas et toltèques à Chichen-Itza.
Une trentaine d'édifices ont été restaurés mais il en reste certains éparpillés dans la jungle.
Le Caracol (nommé l'escargot à cause de son escalier) était un observatoire de 11 mètres de diamètre et de 24 m de haut. Les orifices servaient de visée pour déterminer les équinoxes, solstices, éclipses et positions des astres (Vénus, Mars, les Pléïades...). Les mayas consignaient leurs observations dans les codex.
El Castillo est dédié à Kukulcan. C'est l'édifice le plus élevé du groupe nord. Il est composé de 9 étages représentant les 9 régions du monde souterrain. Quatre escaliers permettent d'accéder au sommet (la montée est maintenant interdite). Cette pyramide de 25 m est un calendrier maya : les 4 escaliers ont 91 marches, ce qui fait 365 marches avec la plate-forme du sommet. Sur chaque face, il y a 52 panneaux plats qui correspondent au cycle ximhmolpilli. Kukulcan est le symbole de la royauté.
Aux équinoxes, le soleil frappe la pyramide de telle sorte que l'on aperçoit l'ombre du serpent descendant ou montant les marches.
Le tzompantli : jusqu'en 1200, on y exposait les têtes coupées des ennemis
le Chac-Mool devant le temple des guerriers, est la sculpture la plus célèbre de Chichen Itza. On ne peut plus y accéder. La corniche centrale du temple arbore des reliefs de guerriers, d'aigles et de jaguars dévorant des coeurs humains et des représentations du dieu Tlalchitonatiuh.
Le Chac-Mool était un intermédiaire entre l'homme et les dieux. Il tient sur son ventre une coupelle destinée à recevoir les sacrifices humains.
Le Cénoté est un puits naturel de 60 mètres de diamètre. Les mayas jetaient à l'eau des offrandes constituées d'objets précieux puis, plus tard, des enfants, des jeunes filles, des guerriers, ceci pour conjurer les périodes de sécheresse. Sur un des côtés, des gradins étaient sans doute prévus pour que ceux qui présidaient cette cérémonie puissent s'asseoir.
le jeu de pelote (ou pok-ta-pok)
Il s'agissait plus d'une cérémonie rituelle que d'un jeu ou d'un sport.
Sur les murs du terrain, on peut admirer des représentations des joueurs (2 équipes de 7 joueurs) portant des renforts aux épaules et aux genoux. Ils ne pouvaient se servir que des épaules, des coudes et des hanches pour faire passer la balle à travers l'anneau situé à 7,50 m de hauteur.
Cet ensemble mesure au total (avec les temples) 168 mètres sur 70. La pelote (en caoutchouc) est symbole de la mort.
Les scènes sont d’un réalisme macabre. Certains joueurs ont une épine d'agave plantée dans le nez, mutilation rituelle. Un panneau représente une scène de décapitation. Un individu a la tête coupée et des flots serpentins de sang jaillissent de son cou. Un joueur tient une tête décapitée dans la main. Un aigle dévore un coeur humain, offrande au soleil. L'aigle a une façon très humaine dans sa manière de tenir le cœur.
Le terrain du jeu de pelote présente un phénomène acoustique : la voix se répercute du temple sud vers le temple nord.
La plate-forme des aigles et des jaguars
C'est une petite plate-forme carrée avec 4 escaliers. Les jalousies sont surmontées de dés d'où émergent des têtes de serpents qui servaient probablement de support à des porte-étendards à l'enseigne des jaguars.
Sur les bases de cette structure sont sculptés des aigles et des jaguars dévorant des coeurs humains.
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