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Première journée : arrivée à REYKAVÍK, capitale de l'Islande

Population del ’Islande : 300 000 habitants (dont 200 000 à Reykjavik) et superficie : 103 000 km² (12% de glaciers et 63 % de zone désertique), d’où une densité de 2,8 hab/km². Et elle reçoit 300 000 visiteurs par an !

 

Après un voyage sans histoire (petit avion, 3 heures de vol, arrivée à l'heure prévue), nous descendons sur Rekyavík en survolant une zone désertique, grise, ponctuée d'un lac de soufre, zone volcanique pour résumer ! L'île est générée par le  feu et ciselée par la glace ! Les laves, surtout basaltiques (c’est-à-dire basiques) constituent l’île et sont altérées par l’eau et le feu, ce qui donne ces paysages lunaires si particuliers.

De l’avion, nous apercevons les vapeurs du Blue Lagoon.

 

Vers 15 h 45 (heure locale), pendant que Guy attend les valises, j'essaie d'appeler les enfants mais le portable ne marche pas. J'apprendrai plus tard (par un ami de mon frère installé à Reykjavik depuis longtemps) que cette absence de communication était due à un tremblement de terre de magnitude 6,3 qui a eu lieu dans la région de Selfoss, à 45 km de Rekjavik. Je n’ai rien senti mais Guy a pensé au métro (il n’y en a pas en Islande, pas plus que de train d’ailleurs !). Ce tremblement de terre n’a pas causé de dégâts importants, car les bâtiments sont tous construits en matériaux anti-sismisques. Beaucoup de vaisselle cassée à l’intérieur.

 

Nous quittons l’aéroport de Keflavik (ancienne base américaine) pour nous rendre à l’hôtel, près de l’aéroport domestique à Reykjavik (comme il n’y a pas de train, les Islandais prennent l’avion pour traverser l’île). Nous traversons la presqu’île de Reykanes. Les premiers colons, voyant toutes ces vapeurs, ont appelé  cet endroit « baie des fumées ». C’est Ingolfur Arnarsson (hors-la-loi norvégien) qui aborda dans l’île le premier en 874. Avant d’arriver à la capitale, se trouve Hafnarfjörður, le domaine des elfes.

Nous apercevons les premiers champs de lupins, qui commencent à couvrir l’île de bleu (ces plantes ont été introduites car elles résistent très bien à l’érosion et créent de l’azote. Mais maintenant, ce serait plutôt une nuisance).

Après un repas léger mais cher, nous quittons l’hôtel avec l’ami d’enfance de mon frère qui nous fait faire le tour de la ville et nous emmène chez lui pour déguster cheesecake aux myrtilles, café, chocolats et porto. Nous rentrons à l’hôtel vers 11 h30. Il fait jour, il n’y a pas de volets dans la chambre, mais quand même des rideaux . Cette absence d’obscurité me gênera pendant tout le voyage. Même quand je fais la sieste, je ferme les volets.

 

Nous passerons peu de temps dans la capitale, quelques heures au retour, pour voir la célèbre église Hallgrímskirkja (en béton, et qui évoque les orgues basaltiques), la statue de Leifur Eriksson devant cette église (il a découvert l’Amérique en l’an 1000 et était fils d’Eric le Rouge), le port (bateaux baleiniers au rebut), les petites maisons colorées au toit de tôle (pas de tuiles ni d’ardoises), une drôle de maison dans le lac (c’est une œuvre d’art). L’industrie de la pêche est moins importante qu’avant alors que l’industrie de l’aluminium se développe, ce qui pose des problèmes écologiques. A côté de notre hôtel, se trouve un dôme au sommet d’une colline. Ce bâtiment, le Perlen,  abrite au sommet, un restaurant panoramique tournant et en-dessous, un réservoir géothermique. Les 5 réservoirs contiennent chacun 4 000 000 litres d’eau à 85° pour alimenter la ville. Un sixième réservoir a été transformé en musée (le Saga museum)

Le lendemain, nous faisons à nouveau un tour dans la ville, nous longeons le vieux cimetière, à l’atmosphère très paisible et bucolique. A l’hôtel de ville, notre guide, Annie, nous explique, devant une immense carte en relief, l’histoire géologique de l’île. Avant l’arrivée des colons, l’île était verdoyante mais les moutons qu’ils ont importés ont détruit l’herbe et la forêt de bouleaux a pratiquement disparu. L’arbre était le bouleau. Etant arrivé en hiver, Floki Vigerdarson (dit « l’homme aux corbeaux ») nomma l’île « île de glace » alors que le Groënland fut nommé « pays vert » par Eric le Rouge qui voulait y attirer des colons.

Par bluesy
Lundi 4 août 2008 1 04 /08 /2008 23:08
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