Non, ce n'est pas encore la rentrée scolaire ! mais je viens de regarder le film "L'homme qui laissait les enfants rêver" ou l'affaire de Saint Paul de Vence. C'était dans les années 1935, Célestin
Freinet, pédagogue novateur qui nous a tant apporté, fut obligé de quitter son poste d'instituteur à St Paul de Vence, à la suite de cabales organisées par le maire et les notables qui lui
reprochaient ses opinions politiques mais surtout de vouloir faire de ses élèves des classes populaires des citoyens capables de réfléchir et de donner leur opinion.
Je me souviens de ce film "L'école buissonnière" de Jean-Paul Le Chanois avec Bernard Blier. La directrice de l'école normale nous l'avait passé un soir et quelques-unes, une dizaine, avaient
applaudi quand un parent à qui le maire voulait faire signer une pétition contre Freinet avait répondu "merde". La directrice demanda "qui a applaudi" (elle devait pourtant être pour Freinet
puisqu'elle avait passé le film !) et ce n'est pas 10 mais toute la promo qui s'est levée. Résultat : un dimanche de colle.
Mais je m'égare. Merci à Freinet de nous avoir donné des pistes très intéressantes : la correspondance scolaire, le journal scolaire (je suis passée de l'imprimerie (avec les petites presses, les
composteurs et les lettres à insérer une à une et les dessins à graver sur des plaques, la linogravure) au journal sur PC avec Publisher. Il y avait aussi les BT où tous les sujets étaient
abordés, l'individualisation du travail avec les fiches d'orthographe, conjugaison et le plan de travail, les enquêtes et les exposés, les textes libres, la disposition des tables en blocs pour 4
ou 6 élèves, les réunions de coopé. J'achetais le matériel à la CEL (Coopérative de l'enseignement laïque).
Peut-être certains se souviennent-ils ? Freinet est mort l'année où j'ai débuté.
Par bluesy
Jeudi 24 juillet 2008
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Publié dans : société, école...
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