Ce monastère fut une lamasserie très importante au 17 è siècle. Pour y accéder, nous marchâmes d’abord dans une épaisse forêt de pins.
Quelques dames, en costume naxi, nous accueillirent par une danse et un chant, moyennant quelques yuans à mettre dans la corbeille.
Le temple principal est dédié à Padmasambhaya (fondateur du bouddhisme tibétain), de Sakyamuni et de Chenrezig (Guanyin).
On est presque au Tibet, avec les tankas (peintures sur tissu), les moulins a prières et les drapeaux à prières.
Les drapeaux à prières sont blancs (l’espace), bleus (l’eau), verts (le bois), jaunes (la terre), rouges (le feu). Ceux que nous avons
vus sont des loungtas (« chevaux de vent »), ainsi appelés car ils représentent un cheval, portant les trois joyaux : le Bouddha, le Dharma (ses enseignements), le Sangha (la
communauté bouddhique). Ce sont des porte-bonheur, le vent transmet les prières des drapeaux aux dieux.
Les moulins à prières sont des cylindres renfermant des mantras. Les tourner (de la main droite, dans le sens des aiguilles d’une
montre) revient à dire les prières puisque celles-ci se propagent dans les airs.
Des moines s’activaient à des travaux de jardinage, une chemise sèchait sur un fil tendu entre deux piliers.
Des moines psalmodiaient des mantras, peut-être Om Mani Padme Hum.
Un peu plus loin, se trouvait un superbe camélia (en fait deux arbustes aux troncs entrelacés) de 500 ans. On l’appelle le
« camélia aux 10 000 fleurs ». On dit que, pendant la révolution culturelle, un lama s’opposa à la destruction de ce camélia par les gardes rouges. Comme ce lama avait rencontré Mao,
les gardes rouges ne voulurent pas détruire le camélia. Le lama habite toujours dans ce temple et il passe son temps, assis sur son banc, à surveiller que personne n’abîme son camélia. Il m’a
fait un joli salut, mains jointes et je lui ai rendu son salut.
Par bluesy
Mardi 24 août 2010
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00:32
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Publié dans : Voyage au Yunnan (Chine)
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