Nous quittons Danzhaï sous un ciel gris mais sans pluie. Pascal, notre guide, (son vrai nom est Wu) dit « S’il ne pleut pas, il fait déjà assez beau ».
Dans le car, Pascal nous chante une chanson d’amour. Le garçon veut enlever le foulard qui couvre le visage de la fille et dit que les sourcils sont comme des croissants de lune, les yeux sont
limpides et clairs comme l’eau de la rivière, les joues ressemblent à la pêche et la pomme en automne.
Ce jour-là, nous partons pour la visite de villages shui. Il y a 400 000 Shui dans le Guizhou, et seulement à l’ouest. Ils portent des costumes verts ou blancs, un peu violets pour les femmes.
Ils utilisent une écriture ancienne (400 pictogrammes) pratiquée par les chamans. Cela ressemble un peu à l’écriture des Naxis. On appelle les Shui « peuple de l’eau »
(« shui » veut dire « eau »
Le long de la route, défile un paysage de collines et de rizières, ponctué de meules de paille de riz. Sur les deux premières photos du diapo, si vous regardez bien, vous apercevrez des taches
blanches : ce sont des tombes (les gens ont le droit d’être enterrés dans les champs, selon les règles du feng shui bien sûr)
Nous faisons un premier arrêt pour monter un escalier taillé dans la colline. De la-haut, nous avons une très belle vue sur les rizières.
De grands travaux sont entrepris dans cette région, voie ferrée pour le TGV qui reliera Canton à Guiyang et autoroute déjà en partie construite.
A l’entrée du village de Bamao, un homme porte un bébé sur son dos : remarquez la richesse des coloris de la broderie !
Une jeune femme bêche le champ, portant son bébé endormi sur son dos.
Nous entrons dans le village de Bamao. Nous demandons son âge à une vieille dame mais elle ne sait pas quand elle est née. Dans le village, se trouve une tombe. Nous pénétrons dans une maison.
Des bandes parallèles (au-dessus, le nom des grands-parents, de chaque côté, les ancêtres) et un dieu des portes sont collés sur la porte. Par respect pour les gens qui vivent dans la maison, je
ne mets pas de photos, c’est quand même l’intimité des gens. Mais l’intérieur est très pauvre : le foyer à même le sol avec un wok dessus, un berceau au-dessus du lit des parents, un grand
chaudron avec un foyer dessous (peut-être pour faire la vaisselle ?). La fumée sort à travers les tuiles du toit.
Ce n’est pas le village le plus pauvre de la région. Les gens sont riches au cœur, pas comme dans les villes, nous dit Pascal. Ils vivent en communauté et s’entraident.
Par bluesy
Mercredi 4 janvier 2012
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Publié dans : voyage dans le Guizhou
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