Matang est un petit village geija au milieu des champs de théiers oléagineux. Les Gejia (prononcer
gueutia) sont environ 50 000 et se trouvent uniquement dans la région de Kaili. Ils sont considérés comme un sous-groupe Miao mais ils revendiquent le statut de nationalité distincte. Ce sont des
maîtres du batik, toujours exécuté par les femmes.
Une cérémonie d'accueil nous attendait à l'entrée du village, je vous montrerai les photos demain.
Pour ce soir, voici un petit diapo où vous pourrez voir des gens qui ne participaient pas à la fête : une femme gejia avec son bébé,
des bottes de paille montées autour d'un arbre (quelquefois c'est simplement un pieu fiché dans le sol, mais autour d'un arbre c'est encore plus pratique), une femme qui bêche et arrose le sol à
la louche, une maison avec les sentences parallèles, la maison commune toute neuve, le panneau "toursme toilet" et enfin un vieux monsieur tout content de nous raconter qu'il avait 92 ans, que
ses fils habitaient en ville mais que, lui, préférait rester au village.
Par bluesy
Lundi 5 décembre 2011
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Publié dans : voyage dans le Guizhou
Par bluesy
Dimanche 4 décembre 2011
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Publié dans : voyage dans le Guizhou
Jidao (prononcer : Titao), se trouve à 25 km de la grande ville, Kaili. Dans ce village, il y a une centaine de familles, soit environ 530 personnes.
Dans
le village, une petite épicerie offre des bonbons aux enfants. Plus loin, un petit curieux nous épie mais n’ose pas s’approcher. J’ai pensé à mes frères en voyant une scie. A l’entrée du village,
une jeune fille en costume de fête vendait des bracelets et collier en métal argenté. On appelle cette ethnie les Miao à jupes longues : leur jupe est faite de longues et étroites bandes
brodées attachées ensemble à la ceinture. Mais le plus extraordinaire, c’est leur coiffe ! Pour le confort, elle repose sur un bandeau rembourré. Je vous laisse admirer. J’ai raté le zoom
sur la jupe, dommage !
Vraiment,
ce voyage était un enchantement.
Et
le samedi 22 octobre nous réserva d'autres surprises agréables que je vous montrerai demain !
Par bluesy
Dimanche 4 décembre 2011
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Publié dans : voyage dans le Guizhou
je suis à jour pour la 3 è étape du SAL de Mumu link
il fallait broder les feuilles au point de bouclette
Par bluesy
Samedi 3 décembre 2011
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Publié dans : point compté, broderie
Nous quittons Rongjiang pour nous diriger vers l’ouest, vers Kaili. Il y a peu de restaurants dans cette région et nous nous
arrêtons à Xietanjiang pour pique-niquer sous un pont de la pluie et du vent. Gâteaux et mandarines à volonté. Nous passons ensuite le col Leigong (1300 m). Les montagnes Leigong shan (pic du
tonnerre) à 2178 m sont dans la brume. Cette région ne voit que 132 h de soleil par an. C’est très beau et cela évoque les peintures chinoises de brumes et de pics.
Nous arrivons à Datang pour une visite du village. Les maisons sont en bois et les granges sont montées sur pilotis
dans des canaux , cela pour éviter les incendies et l’intrusion des fourmis et des rats. Au-dessus des portes, des tiges et des feuilles de riz sont censées porter bonheur. Des papiers
découpées décorent certaines portes.
Dans ce village, nous rencontrons une jeune fille Miao à fleurs : son chignon est décoré de fleurs en tissu. Des
tisserandes nous font une démonstration et nous admirons leur magnifique chignon huilé.
Mais une surprise nous attend un peu plus loin : une jeune fille Miao mini-jupe en costume de fête. La jupe est composée
devant d’une douzaine de carrés superposés de 16 cm de long. Derrière, des bandes brodées sont attachées à la ceinture. Il faut 7 m de tissu pour faire la jupe ! Sous la jupe, elle porte un
caleçon court, des jambières. Mais ce qui est extraordinaire c’est la coiffe, le plastron et le dorsal en argent ! Toute la fortune de la famille se trouve dans les parures qui peuvent
atteindre 12 kg ! Elles sont en argent ciselé, martelé, repoussé ou en alliage argenté (baitong, c’est-à-dire cuivre blanc). Les ornements d’argent sont portés par les jeunes filles. Le jour
du mariage, l’éclat de l’argent et le bruit des pendeloques effraient les mauvais esprits.
Par bluesy
Samedi 3 décembre 2011
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Publié dans : voyage dans le Guizhou
Après avoir quitté Biasha, nous prenons l’autoroute : 1 heure pour parcourir 100 km sans être secoué, c’est agréable. Bonheur de courte durée, c’est à nouveau la piste, les cahots et la
poussière. En arrivant à Rogjiang, le car passe dans une grande mare pour laver les pneus avant d’entrer dans la ville.
Le
nom de Rongjiang signifie « fleuve des banians », arbre sacré. Le lendemain matin, nous faisons un tour de marché : on y end des aliments déjà cuits : pattes de poulet,
langues et queues, groins et queues de cochon, canards laqués, poisson, œufs de 100 ans (conservés dans un mélange de cendre, de chaux, de feuilles de thé, de riz non décortiqué. Le jaune devient
vert foncé et le blanc presque noir et translucide). On y vend aussi des poissons vivants, des oies et des poules. Les marchands préparaient des animaux morts à même le sol, je ne sais pas ce que
c’était. Les blocs gris, c’est de la racine de taro réduite en poudre, mélangée à de l’eau, cuite et moulée.
Les
photos sont de très mauvaise qualité, j'avais mal réglé mon appareil !
Par bluesy
Vendredi 2 décembre 2011
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Publié dans : voyage dans le Guizhou
Nous quittons Zhaoxing pour nous diriger vers l’ouest et faisons un arrêt à Biasha (550 m d’altitude), à 8 km de Conjiang. Le village est un peu à l’écart de la route et il nous faut emprunter un
chemin qui monte pour accéder au village. Nous croisons des jeunes filles habillées de leurs costumes de fêtes (une cérémonie d’accueil est prévue pour un autre groupe de visiteurs) mais
certaines femmes et hommes, qui ne font pas partie du comité d’accueil, portent aussi le costume traditionnel.
Pour les femmes : jupe noire plissée courte sur un corsaire noir, bandes molletières de toutes les couleurs, veste noire à manches brodées, tablier orné de carrés de couleurs vives, chignon
retenu par des peignes.
Lors de la confection des jupes plissées, les jupes sont placées sur une cocle en osier, les plis sont formés et arrosés d’amidon. Le tout est mis à sécher au soleil.
Pour les hommes, c’est encore plus étrange : ils ont le crâne rasé, à l’exception d’une longue mèche de cheveux qu’ils enroulent en chignon sur le sommet de la tête. Ils portent parfois un
turban blanc. Beaucoup fument la pipe. Le pantalon est indigo foncé et large et la veste courte. Ils ont une ceinture brodée avec le fameux point à deux aiguilles. Leur costume ne s’arrête pas
là : ils portent un fusil, une poire à poudre et un coutelas dans un étui. Certains portaient aussi des lusheng en vue de la cérémonie d’accueil.
Les Miao noirs de ce village étaient autrefois des chasseurs d’ours, de sangliers, coqs, lapins et s’ils ne chassent plus les ours, ils ont gardé le privilège de porter leurs armes.
Dans le village, il y a un peu plus de 2000 personnes (475 maisons de bois). Nous passons sous des portiques où sèchent les bottes de riz. Les hangars à céréales sont montés sur pilotis. Pas de
cheminées aux maisons : la fumée s’échappe par les tuiles du toit.
Les
habitants vénèrent les arbres (les chignons représentent les arbres et Biasha veut dire « l’endroit où prospèrent les arbres »). Un arbre est planté à chaque naissance et il est coupé à
la mort de la personne pour en faire un cercueil.
Par bluesy
Jeudi 1 décembre 2011
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Publié dans : voyage dans le Guizhou
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