Un petit texte pour le bulletin d'histoire locale... j'espère qu'il est assez clair....
Les registres paroissiaux
Dans ces registres, sont consignés les actes de baptêmes (n’y figurent que les enfants baptisés ou ondoyés par la sage-femme, ce qui
était le cas de la majorité des enfants), les actes de mariages, les actes de sépultures (à condition que le défunt soit inhumé à l’église, ce qui exclut les personnes auxquelles on refusait les
sacrements, et les condamnés). C’était le curé qui rédigeait ces actes, parfois le curé d’une commune voisine. On trouve des actes d’une paroisse dans une paroisse voisine, le curé pouvant
exercer son ministère dans plusieurs paroisses..
En 1539, François I, par l’édit de Villers-Cotterêts, exige que les actes de baptêmes
soient rédigés en langue française (mais certains curés continuent à rédiger en latin), permettant également de recenser les personnes majeures, dans un but purement fiscal. Henri III, par
l’ordonnance de Blois en 1579, étend cette mesure aux mariages et aux sépultures. Louis XIV, exige la tenue des registres en double exemplaire (ordonnance de Saint-Germain-en-Laye en 1667) :
l’original reste dans la paroisse, le double est déposé au greffe du tribunal. Le contenu des deux séries est censé être identique mais ce n’est pas toujours le cas. Le registre original est
souvent plus précis. Le registre original est conservé dans les communes de plus de 2000 habitants (mais cela dépend des départements, les communes d’Eure-et-Loir, même petites ont conservé
jusqu’à présent les originaux). Les doubles du greffe sont toujours conservés aux Archives départementales.
Les noms des parrain, marraine et père sont mentionnés dans les actes de baptêmes.
Les actes de sépultures se font plus précis : y sont souvent mentionnés l’âge du défunt, le nom des parents si le défunt est célibataire (à moins qu’il ne dépende plus des parents (veuf,
célibataire âgé, il est dénommé « garçon, homme, fille ou femme de soy ». Quand une femme décède, il est souvent indiqué le nom de son mari, ce qui est plus rarement le cas quand il
s’agit d’un homme. Dans les actes de mariages, figurent le nom des parents des mariés, sauf quand il s’agit de veufs, le nom des témoins avec la filiation, l’âge des mariés, parfois le lieu de
naissance. Tout cela est très variable et dépend du curé qui rédige.
Parfois, le curé racontait ce qui se passait dans la paroisse ou en France
(intempéries, famines, victoires des rois...)
Les registres paroissiaux, dans la Communauté de Communes du
Malesherbois
Commune de plus de 2000 habitants, La ville a pu conserver ses registres paroissiaux,
ce qui n’est pas le cas dans les autres villages de la CCM qui ont dû déposer les registres anciens aux Archives départementales (on peut les consulter sous forme d’actes
microfilmés)
Avant 1813, Trézan et Rouville étaient des paroisses distinctes de celle de
Malesherbes. Les registres de ces trois paroisses se trouvent en mairie.
Le plus ancien registre de Malesherbes date de 1551 (baptêmes), ceux de Trézan
remontent à 1595 (baptême) et ceux de Rouville à 1621. Pour trouver un acte, il faut parfois chercher dans tout le registre, voire dans ceux des autres paroisses car les années sont parfois
mélangées et il existe des actes de Trézan dans les registres de Malesherbes.
Malesherbes appartenait au diocèse de Sens.
Les registres comportent des renseignements intéressants, construction du cimetière,
procès entre les religieuses de Montmartre et les habitants de Trézan à propos des marais, aménagement de l’église…
Les registres d’état civil
Le 20 septembre 1792, par décret de l’Assemblée nationale, les registres des
baptêmes, mariages et sépultures sont remplacés par les registres des naissances, mariages, divorces et décès et sont tenus par l’officier d’état-civil. Mais à Trézan, le curé Mireux prend le
titre de « curé et officier public » et continue à enregistrer les actes jusqu’en avril 1793. Il n’utilise pas les dates du calendrier républicain et continue à
baptiser.
Alors que les baptêmes, mariages et décès étaient réunis dans un même registre, on
trouve les actes de naissances, mariages et décès dans des registres séparés.
Le clergé continue à tenir des registres de catholicité, mais le Concordat de 1801
précise que ces registres ne peuvent suppléer les registres ordonnés par la loi pour constater l’état civil des Français. Ces registres se trouvent à l’évêché.
Les tables décennales.
Pour rechercher un acte, il faut d’abord consulter les tables décennales qui existent
dans la quasi-totalité des communes. Les actes y sont classés par dizaines d’années (à partir de 1800) et par ordre alphabétique des personnes. Il existe cependant des erreurs de noms, de dates.
A noter que certaines communes (Eure-et-Loir par exemple) possèdent des tables alphabétiques beaucoup plus anciennes, certaines débutent à 1610.
Les recensements de population :
On peut y trouver les listes nominatives des habitants, dates et lieux de naissance,
adresse…
Les calendriers
Le calendrier julien était en usage jusqu’en 1592 (mais certains curés ont continué à
l’utiliser après cette date), il fut remplacé par le calendrier grégorien. Henri II fit suivre le 9 décembre 1582 du 20 décembre 1582.
Dans des registres plus récents, on trouve des survivances de ce calendrier
julien : l’année commençant au 1 er mars, septembre était le 7 ème mois ( nommé « 7bre » dans certains actes, « 8bre » est octobre, « 9 bree » novembre et 10
bre » décembre.
Le calendrier républicain fut utilisé entre 1792 et 1805 (an I à an XVIII) et démarre
le 20 septembre 1792. (tables de concordance à consulter sur le net).
La loi du 15 juillet 2008
Les actes de moins de 75 ans ne sont pas communicables au public, sauf dérogation ou
parenté (avant 2008, il s’agissait des actes de moins de 100 ans). Les actes de décès de moins de 75 ans sont communicables à tous sous forme de copie (on ne peut consulter soi-même les
registres).
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